Proposés sur le forum nanook , voici quelques textes des membres du forum poètes de la banquise (Lahyenne, Judas Bricot, Emkalan, Sgtkabukimen NYPD, Nawenn) sur le thème "Le réveil".
Une caverne en lieu et place de bouche,
Des membres qui s’étirent en tous les sens,
Cheveux en l’air, un air de jazz
Vient finir le travail de la conscience.
Odeur de nuit qui se dégage,
Pluie de la douche, où je nage
Dans mon sommeil qui s’endort
En pensant à un café, très fort.
Séchage rapide, habits minute,
Un air de jazz et vide la tasse.
Deux vieilles grolles, la radio mute,
Prend la veste, portable et clés...
La nuit s’efface,
Dans un effet
Et goût de bouche
D’un air de Jazz.
(Lahyenne)
Réveil
Il faut que je me réveille
Réveil
Il faut que je me réveille
Sept heures et le cheval
Encore me tourne le dos.
Nuit, mais pas encore
Le jour se « rouge » à mes paupières
Réveil
Il faut que je me réveille
Réveil
Il faut que je me réveille
Attendez-moi
Je n’ai pas fini
Un à un, deux à deux
Les rêves du petit matin
Réveil
Il faut que je me réveille
Sommeil garde-moi dans tes mains
Réveil il faut que tu te réveilles
J’étais déjà là, mais je n’y suis plus
Les couleurs se retournent dans le noir
L’oreiller se blottit en un parpaing contre la lumière
Accélère, encore
Je tourne à droite
Près des montagnes
Un oiseau m’accompagne
Et un rayon de soleil le transperce
Et un rayon de réveil le transperce
Réveil en sursaut...
Une plume,
Il fait beau...
Et à mon ciel de lit,
L’oiseau
Du réveil, du rêve,
Et je me réveille
Encore,
Et dehors, il fait beau, si beau.
Et dehors, il fait si beau, si beau
(Judas Bricot)
Sonnerie,
Connerie,
Premier mot qui me vient à l’esprit,
La main s’active, réflexe acquis,
Sommeil,
Réveil,
Où suis-je ? En l’air ? En veille ?
Où vis-je ? Voir, vivre, merveille.
De « clinophilie », je suis atteint,
Sommeil, à l’aide,
Réveil, à l’aide,
Somme des rêves vermeille de la veille,
Qui coule, comme ma conscience, au bord du lit, au bord de ma nuit,
Dormir,
Mourir,
Un instant,
Faire semblant...
Sursaut de vie, apothéose « adrénalinémiée »,
Par ce réveil,
Par le réveil,
Cet enfoiré.
(Emkalan)
Temps d’arrêt dans le vide, dans l’obscurité
Les yeux clos et l’âme dans l’abîme du bruit
Sourd d’un perpétuel recommencement, blé
D’une récolte ou le vieux néon sévit
Aujourd’hui le semeur est de retour
De la terre et dur labeur mandaient l’égérie
Du renouveau, de les utiliser pour
Que d’une graine ne sorte jamais l’oubli
De sa besace, il sortit quelques pousses
Et les répandit, pluie sur la peau de Gaia
Puis de la cruche du verseau il s empara
L’eau, limpide, claire, se met a leur trousses
De l’ardeur du phénix, oiseau réminiscence
Il fit un éclat rouge, si incandescent
Que la pousse bourgeonne sans un seul soin
L’homme devait à présent saisir le témoin.
(Sgtkabukimen NYPD)
Réveil, métronome onirique
Il paraît que le temps est élastique
Au son des Tic-Tac cyniques
Se balance une vie en musique
Chaque instant est unique
Pourtant le sablier mécanique
S’en balance et dévore, boulimique,
Chaque attente romantique
Portant des sentiments chimiques
Cents bals, anse du temps ironique,
Cendrillon dans sa citrouille magique.
(Nawenn)