Proposés sur le forum nanook , voici quelques textes des membres du forum poètes de la banquise ( Lahyenne , Emkalan et Nawenn ) sur le thème de l’imagination.
Imaginer, sous un ciel bleu et orange,
Les montagnes recouvertes de feuilles mortes,
Dans un automne intemporel et étrange,
Beauté nostalgique qui loin de moi m’emporte.
Imaginer, cette route dans la forêt,
Où je marche seul, sans peur, l’esprit tranquille,
Vers une clairière, pour trouver à son orée,
Une missive de la part de la Sibylle.
Imaginer, circonvolutions virtuelles,
Courbes et arabesques cybernétiques,
Zones vides et concentriques parmi lesquelles
L’imagination devient informatique.
Imaginer, que je suis là-bas avec toi,
Sous une neige silencieuse et argentée,
Imaginer, maintenant seulement un pas,
Avant d’être près de toi, comme envoûté.
(Emkalan)
Des vagues spirituelles aux tempêtes de l’égarement,
Les pluies d’étoiles s’envolent dans le vent.
Le pays sans frontière
Ne s’atteint qu’en rêvant.
Imagine un peu ce que c’est d’être vivant
Dans un monde entouré de mystères
Bienfaisants.
Limites inaccessibles, songes éthérés,
Liberté immatérielle...
Les vagues spirituelles claquent en étincelles,
Les tempêtes de l’égarement s’endorment à l’aurore de l’apaisement.
Les pluies d’étoiles s’envolent dans le vent...
Le pays sans frontière
Se pose dans ma main en larme de lumière.
(Nawenn)
Imagine
Et rêve
D’hier ou de demain
A pieds joints
Ou à deux mains
Pour trouver la réponse
A la question
Que nul ne connaît.
Un peu de peur,
Un peu de coeur
Lumière qui luit
Tout au fond du puit
Là où, noyé dans le noir
Vit petite lueur.
Grise mine et brise
Cime
Déplacer des montagnes
En restant sur la place
Définie, dés, fini.
Plus rien à avancer,
Des couleurs et des sons,
Douces musiques mélodies,
Dessins ou portraits,
Abstraits ou concrets,
Concrétise la bêtise
Et flirte avec la folie,
Le génie te prend
Et t’emporte au plus haut,
Loin de ce puit sans fond
Où lumière se fond
Avec l’obscurité des ombres
Et leurs routines sans nombres.
Laisse éclater ton coeur,
Pierre de taille et frappe.
La haie percée par ces coups
Ne te protègera pas longtemps.
Regarde ces touches et tape
A pêcher trop souvent
Le poisson se défend.
Silence, réflexion.
Expiration ? Inspiration.
Et revient et retourne
Les mots s’enchevêtrent,
Se chevauchent, jouent
Et rient.
Un soupir, un sommeil,
Martyre de l’éveil
Imagination.
J’en rêve ...
(Lahyenne)